Anthony Tschirhard, de son vrai nom Antoniski Rachkanovich Tchirhardof est né entre Riga et Varsovie, un jour de printemps à Prague. Abandonné à la naissance pour avoir pleuré un peu trop fort, il est élevé dans une famille lettone immigrée avec un père créateur de virus informatiques et une mère collectionneuse de flocons de neige. Très vite, le jeune Antoniski ne manifeste aucune compétence dans les domaines de prédilection de ses parents et termine, pour sa plus grande honte, à l’école. Il y étudie pendant 18 ans des choses aussi formidables que la psychologie des fourmis, l’anthropologie des péruviens au XII siècle avant notre ère ainsi que les mathématiques appliquées à la peinture cubiste. A 11 ans, il commence sa crise d’adolescence et décide de s’exprimer sans jamais utiliser la lettre « e ». C’est un échec dès les premières secondes. 10 « e ».

Déprimé, il part alors en voyage. Il reprend goût à la vie en découvrant le léninisme en Transnistrie et prend une carte au parti stalinien de Moldavie. Il voyage jusqu’en Corée du Nord où il rencontre sa femme et se marie. On ignore toujours l’identité de celle-ci mais Amnesty International n’en pense rien de bon. Il arrive quelques années plus tard en France où il crée une entreprise de PowerPoint. Elle fait faillite en quelques minutes puisqu’Internet n’a pas encore été inventé. Génie incompris, il part alors à Saint-Pétersbourg où il échappe entre autres aux pirates, à la secte du soleil, à la syphilis, aux FEMEN et à divers TOC. Pour cela, il se lave beaucoup les mains. Sur place, il monte un laboratoire d’organismes génétiquement modifiés mais se fait tout de suite prendre en chasse par GreenPeace qui n’a pas tout compris mais c’est le geste qui compte. Poutine en profite pour tester ces inventions bactériologiques sur sa nouvelle milice. Une vraie réussite au CAC 40.

De retour en France, il se lance par goût pour l’esthétique dans la production de gants blancs et rejoint un orchestre. Brillant pianiste, on lui donne pourtant la place du triangle. On n’a que ce qu’on mérite. Pour diversifier ses ressources financières (et perdre cette ONG qui lui colle aux basques depuis), Antoniski prend le nom d’Anthony et se lance dans des activités bien plus légales. Il devient magicien. Il monte sa première entreprise en quelques jours, trompe le fisc et la DRAC avant de se produire dans les plus grands cabarets de la côte de Port. Un ouragan met tragiquement fin à sa carrière bretonne. Il se réfugie à Lyon pour y renouer avec ses origines et ouvre cette fois-ci une association, parce que c’est plus facile qu’une SARL. Il y enseigne l’art de la magouille à des enfants de tout âge et se constitue un réseau que même le FBI ne parvient à démanteler. Faut dire qu’ils s’en foutent aussi un peu.

En 2013, il crée un spectacle de mentalisme, parce qu’il faut bien payer son loyer. Quelques mois plus tard, il est repéré par Apple pour les cérémonies des nouveaux Iphone mais il refuse, avec cette phrase désormais entrée dans l’Histoire : « Les Androïd ne mangent pas de pomme. » Le Huffington Post en fait sa une pendant 6 mois, la vente d’Androïd augmente de 114 % cette année-là.

Depuis, Anthony continue à rouler sa bosse, achète des cartes, écrit des livres, continue à se laver les mains et monte des entreprises sous des faux noms. Il n’a toujours pas été arrêté par la police, son adresse est pourtant dans l’annuaire. La pétition lancée par Amnesty, GreenPeace et Magicien Sans Frontière récolte aujourd’hui près de 3 signatures. On soupçonne José Bové, son assistante exploitée et un Ukrainien trotskiste.

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